( AFP / INA FASSBENDER )
Le conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp a revu légèrement à la baisse ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires mardi, après un deuxième trimestre 2025/2026 fragile dans un contexte de profonde restructuration de sa branche acier.
Thyssenkrupp a confirmé le reste de ses prévisions mais "demeure légèrement prudent" pour les ventes, "notamment en raison de l’augmentation des incertitudes géopolitiques et de leurs répercussions sur les marchés internationaux", assure Axel Hamann, directeur financier du groupe, dans un communiqué de résultats.
Le groupe bassé à Essen (ouest) s'attend à une chute de 3% ou une stagnation de ses ventes, soit une fourchette d'un point de pourcentage inférieure à ce qu'il prévoyait jusqu'ici.
Cela est dû à "un décalage de la comptabilisation du chiffre d’affaires" dans sa branche de technologie verte et d'un changement des produits vendus dans la branche acier.
De janvier à mars, Thyssenkrupp a enregistré une nouvelle perte nette de 11 millions d’euros, contre un gain de 167 millions d'euros l'an dernier à la même période.
Le deuxième trimestre 2024/2025 avait été dopé par la cession de la filiale d'acier électrique en Inde.
Le chiffre d'affaires est lui ressorti à 8,38 milliards d'euros, en baisse de 2,4% sur un an.
Cela est notamment du à la baisse de 6% des revenus dans la branche acier "en raison de la baisse des prix" et de 6% dans la branche automobile "à cause de volumes d’appels de clients plus faibles".
En revanche, l'un des plus anciens groupes industriels du pays a enregistré un bond de ses commandes de 32%, à 10,6 milliards d'euros, principalement dans sa branche navale.
TKMS, la seule filiale en bonne santé du groupe, est appelée à jouer un rôle crucial dans le réarmement europeén.
Mais Thyssenkrupp reste empêtré dans une restructuration massive de sa branche acier. Les provision prévues à cet effet cette année devraient conduire à une perte nette annuelle comprise entre 400 et 800 millions d'euros, selon les prévisions du groupe.
Les discussions avec le sidérurgiste indien Jindal Steel autour d'une éventuelle reprise de l'acier, potentielle source d'espoir, ont été suspendues début mai.
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